Tchi tcha #1 : Once
Lundi 3 décembre 2007 à 11:54

OnceIl y a 3 jours environ, je me suis enfin décidé à aller voir Once. Pas de doutes sur ma motivation, la raison de ce retard est plutôt due aux conjonctures de la quotidienneté pragmatique et probablement au tacite accord culturel qui dicte la sortie au cinéma très souvent voir systématiquement accompagné.
Rares sont les films que j’ai vu seul et pourtant, cette pratique devrait se répandre, seul, on ne porte un masque que pour soi-même, seul, on n’ajuste pas nos réactions et nos sensations en fonction de.
Au final, après 3 semaines de “je dois aller voir ce film” dont je ne sais comment elles avaient commencé, j’ai poussé la porte du Ciné-TNB, une des 2 salles d’art et d’essai de Rennes.
Agréable surprise, le film commence direct, merci, sans pub, ça fait un bien fou.
J’étais partagé : impatient, car gonflé par mon attente, et tranquille pour éviter la potentielle déception qui accompagne souvent cette impatience.
(C’est typiquement pour ce genre de films que l’on mesure l’importance des conditions de projections, c’est vraiment fou comme on peut juste bien apprécier un film qui aurait pu énormément nous toucher si on était allé le voir avec quelqu’un d’autre, ou un autre jour.)

Once c’est oxymoron et paradoxale.
C’est difficile et en même temps très simple de le résumer.
(Vite la suite)

Si l’on se lance dans l’exercice du pitch, voilà que dit le synopsis officiel : ” Dans les rues de Dublin, deux âmes seules se rencontrent autour de leur passion, la musique… Il sort d’une rupture douloureuse. Elle est mariée à un homme qu’elle n’aime plus. Dans un monde idéal, ils seraient fait l’un pour l’autre. Ensemble, ils vont accomplir leur rêve de musique.”

Oui et non.
C’est effectivement, ça, mais, mais, mais, oua.
Il est véritablement impossible de s’en rendre compte de la puissance, de la beauté, de la simplicité, de l’émotionneté de ce film.
C’est une histoire de personnes, de passion, de raison, de comment peut-on faire autrement si l’on veut, de philosophie sommaire mais tellement vrai, et surtout de musique.
C’est une histoire qui se base sur la musique et c’est un film musical. Non, pas une comédie musicale, un film musical.
Si l’on est un peu sensible à la musique, la vraie, dans sa globalité, il me paraît impossible de dédaigner ce film et de ne pas être touché.

Once fait partie de ce genre de films qui lorsqu’ils touchent à leur fin, tétanisent, subliment et subjuguent tellement le spectateur, que l’on est obligé de voir le générique défiler devant nos pupilles, impassibles. Rares sont les films à m’avoir fait cet effet-là, je pense à Eternal Sunshine Of A Spotless Mind, je pense au Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, et je pense à Little Miss Sunshine et ce n’est pas en vain. Il y a ce je ne sais quoi qui rassemble et relie ces 3 films, peut être la simplicité, peut être la complicité, probablement l’amour.

J’exagérais en disant qu’il m’a fallu ce week-end pour me remettre, mais tout de même j’y repense beaucoup.
J’ai même une preuve, pour la première fois depuis 10 ans, j’ai re-acheté un CD, la BO de Once.
Et comme c’est un film sur la musique, avec de la musique, et bien, il suffit de fermer les paupières pour retrouver la salle obscure, et l’ambiance du film.

Once est tourné en HD, en vidéo, à l’arrache, en 2 semaines seulement, toutes les musiques sont composées par le couple de personnages principaux et le principe de base qu’a posé John Carney le réalisateur, c’est que jamais au grand jamais, on coupe une chanson dans le film. Donc, oui, et c’est vraiment tant mieux à l’heure des clips à 1 plan par seconde, d’avoir de la musique qui prend son espace-temps.

Once en déroutera peut-être certain, ça n’est pas si joli, parfois un peu brut, et probablement lent, mais qu’importe, car l’ivresse est là.

Et puis on rentre vers chez soi, on essaye de redescendre vers la réalité de nos pas, et quand on essaye de se rappeler comment s’appelaient les personnages principaux dans le film, on sourit, car on repense au générique :
Guy : Glen Hansard
Girl : Marketa Irglova
Oui, jamais, pendant 1h30, leurs noms est donné, j’adore et j’adhère, ce n’est en rien gênant mais aidant à l’identification.

Oui, je crois que j’ai vraiment aimé ce film.

(Si vous en revenez, envoyez-moi donc un mail que je vous passe la BO ou achetez-la car elle le mérite.)


g

  1. lipto
    6 décembre 2007 à 02:59

    Tiens j’en avais meme pas entendu parler de ce film
    ca donne envie d aller le voir mais d un autre cote maintenant que je m attends a qque chose de bien
    je risque d etre biaisé !

    Maoui était ta alle le voir avec toi ?

    Je viens souvent sur le blog maintenant je suis repasse 5 fois dessus et y avait pas de Maj
    T’as un public faut le satisfaire : du cul du cul du cul
    ya du temps de cerveau disponible là faut y aller ! =)

    A++

  2. Sarayouk
    18 décembre 2007 à 10:37

    Ca fait quand même plaisir d’habiter à Paris, ville qui laisse la possibilité aux non-habitués des cinémas d’art et d’essais de pouvoir voir ce film dans un UGC ciné cité.
    Je suis comme toi, mais moins honnête, j’ai téléchargé la B.O dès mon retour à la maison.
    Il en faudrait plus des comme ça ! :)

g

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