C’Ă©tait tard dans la nuit, celle de hier je crois.
Alors que je traĂ®nais de lien en lien, que je surfais, comme on dit, je suis dĂ©libĂ©rĂ©ment allĂ© faire un tour du cĂ´tĂ© de la Blogothèque et surtout de ses concerts Ă emporter, car tout de mĂŞme c’est plus que chouette ce qu’ils font.
Et je ne sais plus trop quelle en fut la raison, mais j’ai atterri sur une vidĂ©o intitulĂ©e : Beirut - Nantes.
Vaguement cela me disait quelque chose au fond Ă droite de ma 3e connexion neuro-neuronique, mais vaguement. J’ai cliquĂ© et depuis j’ai pas arrĂŞtĂ©. Ca doit faire 20 fois que je l’Ă©coute cette chanson, je me suis endormi avec, ce matin Ă midi mon premier rĂ©flexe Ă encore Ă©tĂ© de la mettre, et je ne m’en lasse pas.
C’est tellement, pfiou, ça fait partie des chansons inzappables, une fois qu’elle est lancĂ©e, quoi que l’on fasse, dĂ©jĂ on se tait, et puis on ne peut qu’attendre la fin tout en dĂ©sirant secrètement qu’elle n’arrive pas. C’est vraiment bien. Vraiment inclassable, on pourrait croire Ă du Kusturica, on voit très bien les images dessus, mais au final, non, c’est proche mais ça n’est pas encore ça et tant mieux. Et avec un verre ou deux on pourrait croire Ă un trip gitan d’Arcade Fire, pas loin, mais non plus.
Wikipedia nous explique que Zach Condon, 22 ans, amĂ©ricain et toutes ses dents, mène ce collectif depuis 2 printemps. Et puis on se demandera pourquoi le dernier album en date : The Flying Club Cup comporte autant de titres et d’inserts en français, ah oui la majoritĂ© des titres ont Ă©tĂ© composĂ©s en France, ceci explique cela.
N’essayez pas de me faire croire que c’est de la « fanfare pop folk amĂ©ricaine des balkans », c’est de la musique et de la bonne, de la vraie.
En bref, à écouter, à voir et à ré-écouter.
Beirut - Nantes